jeudi 11 novembre 2010

Grindhouse!

Pour les amateurs de films d'exploitation (ou les simples curieux), deux fascinantes compilations de bandes annonces de ce que le cinéma de nos grandes années (60's & 70's) a produit de plus déviant et de plus crapuleux. Certainement de plus fascinant, aussi. Tous les sous-genres sont là. On trouve du WIP (Women In Prison, pour qui ne connaît pas), du Rape and Revenge, de la Blaxploitation, du Kung Fu Flick, de l'Actioner, du Slasher, et surtout et plus que tout, de l'Erotisme et du Gore, beaucoup de Gore. Fréquemment, on nous avertit que ce à quoi nous allons assister relève "des scènes les plus violentes (ou les plus osées, au choix) jamais filmées!!!" et que la direction du cinéma invite les spectateurs ne se sentant pas en état de supporter un tel spectacle d'éviter de regarder. C'est kitsch, c'est souvent grossier, c'est incroyablement fauché, c'est inévitablement jouissif.

Outre les productions US, on trouvera du Poliziesco doublé en anglais ("Il Cittadino Si Ribella" devient "Street Law"!), des films de Jess Franco que le doublage n'améliore pas, et même un Jean Rollin, "Requiem Pour Un Vampire", métamorphosé en "Caged Virgins". L'amateur éclairé retrouvera avec plaisir la plus que sculpturale Dyanne Thorne dans la trilogie "Ilsa" qui a fait fantasmer beaucoup d'amants du bis (on peut même dire du z), et restera une fois de plus pantois devant les trailers des films de Rudy Ray Moore, acteur - réalisateur - scénariste - musicien - producteur mégalo des films de Blaxploitation les plus improbables de l'histoire du cinéma ("Human Tornado" ou "Disco Godfather" sont imparables dans leur genre). Et les vrais nostalgiques à la JT Lancer écraseront une larme devant les images poussiéreuses de "Master of the Flying Guillotine", jadis vu au Cithéa de la rue Oberkampf sous le beau titre "Le Bras Armé DeWang Yu Contre La Guillotine Volante". Que de bons souvenirs, quoi, à consommer sans la moindre modération (Attention, tout ceci est bien sur en VO non sous titrée)

password (les deux compilations) : jtlancer

Volume 1 :



Volume 2 :



mardi 2 novembre 2010

Les filles se trompent de route, et leur professeur aussi...

Trip With The Teacher (1975, Earl Barton)

Pour en savoir plus sur le film : http://jtlancer.skyrock.com/2946091519-Les-delices-de-l-exploitation.html

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Les filles se trompent de route

Wrong Way (1972, Ray Williams)


Pour en savoir plus sur le film : http://jtlancer.skyrock.com/2946091519-Les-delices-de-l-exploitation.html


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dimanche 17 octobre 2010

Drôle (mais oui)

Le Grand Bazar (Claude Zidi, 1973)

Bien injustement considérés comme les symboles d'une certaine ringardise à la française, les Charlots furent d'abord des musiciens extrèmement compétents, avant que de verser dans la gaudriole. Même là, n'en déplaise à leurs détracteurs, ils firent preuve d'un grand talent. Certains de leurs pastiches méritent de rester au patrimoine de la chanson française.

Au cinéma, après un premier essai peu concluant chez Philippe Clair ("La Grande Java", 1970), ils éclatent littéralement en tournant, sous la direction d'un cadreur rencontré sur ce premier tournage, un certain Claude Zidi, "Les Bidasses en Folie", qui attira 7.000.000 de spectateurs en salle et relança la mode du comique troupier sur grand écran. Ils devaient encore retrouver Zidi trois fois après ce triomphe. Réalisé en 1973, "Le Grand Bazar" est leur plus grande réussite commune et certainement le meilleur film auquel aient participés Les Charlots. Derrière les gags et la bonne humeur générale, on sent poindre une certaine satire de la société de consomnation telle qu'elle s'installait dans les 70's naissante, avec l'arrivée massive des grands surfaces et le début de l'agonie d'un commerce de proximité. Solidement épaulé par Serraut, Galabru, Roger Carel, et même un débutant nommé Coluche, le quatuor (Luis Rego les ayant déjà quitté) formé par Gérard Rinaldi, Jean Sarrus, Gérard Filipelli et Jean-Guy Fechner  se montre plus convaincant qu'il ne le fut souvent, même sans renoncer à cet espèce de non-jeu qui fait partie de leur charme. Le film contient par ailleurs une séquence musicale d'anthologie (pour les amateurs, je précise).

Pour en savoir plus sur Les Charlots, il faut absolument lire "100% Charlots", saga du groupe écrite en par Jean Sarrus. C'est le portrait stupéfiant d'une époque un peu folle où tout semblait permis.

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